Lectures de janvier 2020

Lecture de janvier 2020

 » Girl  » de Edna o’brien

S’inspirant de l’histoire des lycéennes enlevées par Boko Haram en 2014, l’auteure irlandaise se glisse dans la peau d’une adolescente nigériane.

Depuis l’irruption d’hommes en armes dans l’enceinte de l’école, on vit avec elle, comme en apnée, le rapt, la traversée de la jungle en camion, l’arrivée dans le camp, les mauvais traitements, et son mariage forcé à un djihadiste — avec pour corollaires le désarroi, la faim, la solitude et la terreur.

On aurait pu croire que le retour dans le monde réel, à la maison, serait un soulagement mais non ! La situation dans la région a changée, la peur s’est installée et le coupable d’éventuelles représailles est tout désigné. C’est ce qui m’a le plus marqué.

Ça fini à peu près bien quand même. Quelques passages décrivant des rêves ou des visions (?) sont un peu confus, peu compréhensibles et auraient pu être plus courts.

 

 » Une Rose pour Émilie  » de Faulkner

Trois portraits de femmes denses et profonds: la tragique Miss Emily, cloîtrée dans sa maison comme dans ses souvenirs; Minnie Cooper, vieille fille tourmentée par l’indifférence des hommes jusqu’au meurtre, et Nancy, la blanchisseuse noire abandonnée par son mari, dont le jeune Quentin raconte les peurs et les superstitions.

L’extrait de  » une Rose pour emily  » que l’on trouve partout sur le web par son côté inacceptable aujourd’hui. Ce que j’ai découvert après l’avoir moi-même noté pas tout à fait par hasard pour un exercice de reconnaissance de caractères :

 » Ce n’était pas qu’elle fût vicieuse. On ne peut pas dire d’une femme qu’elle naît vi- cieuse, car elles le sont toutes de naissance, c’est chez elles quelque chose d’inné. Le tout est qu’elles se marient avant que l’abcès de leur vice ne crève naturellement.  »

 

 » Lumiere d’Aout  » – William Faulkner

La main allait, lente et calme, le long du flanc invisible. Il ne répondit pas tout de suite. Non qu’il essayât de l’intriguer. Il avait l’air de ne pas se rappeler qu’il devait en dire davantage. Elle répéta la question. Alors, il lui dit: – J’ai du sang noir. Elle resta étendue, parfaitement immobile, mais d’une immobilité différente. Mais il ne parut point s’en apercevoir. Il était couché, calme aussi et, de sa main, doucement lui caressait le flanc.

Encore un extrait que l’époque n’excuse en rien :  » De temps à autre, cependant, une nourrice noire, avec ses enfants blancs, s’arrêtait pour les déchiffrer a haute voix, avec cet air vide et idiot des gens de son espèce, oisifs et ignorants.  »

C’est le premier livre que j’ai envie de finir de lire même après là réunion du club de lecture. Les résumés viennent pratiquement tous du site Babelio.

Christian Loverde
https://linkkle.com/Kris33390

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