Lectures de l’été 2018

Lectures de l’été 2018

Au début de l’été j’avais plein d’envies de lectures. Comme prévu je n’ai pas tout lu.


.-. Les envies
• « Marx et la poupée » et « L’art de perdre » qui auront une certaine résonance puisque parlant des racines d’un immigré en France et français.
• Margaret Atwood, j’ai lu « La servante écarlate  » et « c’est le cœur qui lache en premier », emballé ! Deux dystopies (utopie qui vire au cauchemar)
Je regarde la série télé tirée du premier et c’est très bien aussi surtout Elisabeth Moss, sublime. Donc tout nouveau bouquin de Atwood mérite mon attention.
• La balade de l’impossible dont le titre original est Norvegian Wood, vous devinez pourquoi?
• Moatti, je le cherchais depuis longtemps, après sa conférence à Blaye qui malheureusement n’a pas attiré grand Monde, et je l’ai enfin trouvé…
• L’autre, sur les series, car je suis adepte.
• Tolstoï La sonate à Kreutzer pour le club de lecture du 30 juin 2018.
• La nuit de Lisbonne, une lectrice du club de lecture m’a donné envie de le lire, je ne l’ai pas trouvé en numérique. Acheté à Leclerc…
• Asimov? Un peu de science fiction… et parce que le sujet – le temps – est l’un de mes préférés avec le post apocalyptique.
• Les mille et une nuits version de René Khawam pour l’atelier Contes. Il y a 4 livres mais les plus connus sont les 2 premiers, on s’en contentera.
• Philip Roth, La tache à lire pour la entrée du 21 septembre 2018.

.-. (lu) La nuit de Lisbonne Eric Maria Remarque
Lisbonne, 1942. Un homme erre sur les quais du port devant le paquebot qui part le lendemain vers les États-Unis. Il est émigré allemand, il n’a ni argent ni visa et ne sait comment rejoindre le monde libre. Un inconnu l’aborde et lui propose un étrange marché : en échange de passeports et de billets pour New-York, il devra écouter son histoire, le récit de sa fuite d’Allemagne, de son exil en France, de sa passion pour une femme… Publié pour la première fois en 1962, La Nuit de Lisbonne est à la fois une poignante histoire d’amour et un témoignage intemporel sur la condition des réfugiés et sur l’importance de conserver la trace de la destinée de chaque être humain.


Je pourrais ajouter au résumé qui précède que la maladie tient une place importante (voir extrait du texte) et l’auteur en parle tout en finesse et les mots sont durs, justes et terribles.
Pour finir je dirais qu’il y avait longtemps que je n’avais pris autant de plaisir à la Lecture d’un livre.

.-. (lu) La sonate à Kreutzer Léon Tolstoï
De tous les ouvrages de Tolstoï, La Sonate à Kreutzer est sans doute celui qui dévoile, de la façon la plus remarquable, les paradoxes de son œuvre et de sa personnalité. Jusqu’à la dernière ligne transparaissent le dégoût pour le mariage qui n’est que de la « prostitution légalisée », la haine des femmes « qui se vengent de nous en agissant sur nos sens », sa conviction que, pour obéir à la volonté de Dieu, l’homme doit s’abstenir de procréer.

Sur la fin de sa vie Tolstoi constate que sa vie de jeune homme encouragé par la société a été une vie de débauche, sa femme a été éduqué dans l’unique objectif de séduire un homme riche pour se marier, faire des enfants et sa vie de couple, faussé dès le départ à été un enfer malgré quelques moments agréables.

.-. (lu) La balade de l’impossible
Au cours d’un voyage en avion, le narrateur entend une chanson des Beatles : Norwegian Wood. Instantanément, il replonge dans le souvenir d’un amour vieux de dix-huit ans. Quand il était lycéen, son meilleur ami, Kizuki, s’est suicidé. Kizuki avait une amie, Naoko. Ils étaient amoureux. Un an après ce suicide, le narrateur retrouve Naoko. Elle est incertaine et angoissée, il l’aime ainsi. Une nuit, elle lui livre son secret, puis disparaît… Hommage aux amours enfuies, La Ballade de l’impossible est un magnifique roman aux résonances autobiographiques, d’une tendresse et d’une intensité érotique saisissantes.
Oeuvres jumelles, chanson et texte se mêlent et résonnent alors l’une avec l’autre, hommages aux amours enfuis qui ont marqué les deux artistes.
Ce qu’en dit Murakami
« J’ai voulu parler de ce qu’on éprouve quand une personne aimée se perd et disparaît. Une personne qui avait de l’espoir, de la volonté, une personne avide d’aimer, mais qui s’est égarée. J’ai connu beaucoup de gens précieux qui se sont perdus au détour d’un chemin ; ils me manquent toujours. J’avais envie d’écrire pour eux. C’était la seule chose que je puisse faire : écrire sur eux. Pour eux. Sur l’espoir qui s’en va, l’absence de but, la perte de tout repère. C’était le sentiment qui devait servir de fil conducteur. Le sentiment est essentiel dans une histoire. Vous pouvez écrire une très bonne histoire, bien agencée. Mais sans sentiment pour la porter, la nourrir, ce n’est rien. » (Haruki Murakami)
Le livre de Moatti et Madjidi ne m’ayant pas inspiré je me suis rabattu sur celui là. Bon début écriture simple donc lecture facile. Personnage de Naoko assez énigmatique. J’en suis au debut mais celui-là je pense aller jusqu’au bout.
Que rajouter à tout ça? Je n’ai pas fait le rapprochement avec la chanson « Norvegian wood  » (http://humm.loverde.fr/norvegian-wood/) en lisant mais après coup bien sûr on retrouve l’ambiance surtout dans les visite au centre de Kyoto où réside Naoko.
Les personnages, décrits par un adulte et non un jeune de 19 ans, sont tous particuliers, aimant être seuls, ayant peu d’amis ayant du mal à communiquer. Roman plein de bon sens et de délicatesse même dans les descriptions de moments intenses de sexe.
Une phrase:
– « LA MORT N’EST PAS LE BOUT DE LA VIE, ELLE EN FAIT PARTIE »

Il faudrait que je le relise pour en détacher deux parcours: géographique dans le Japon et dans Tokyo l’autre culinaire avec toutes les descriptions de plats typiquement japonais que je ne connais absolument pas.

.-. (lu) Philip Roth, La tache
Roman poignant balayant plusieurs époques, depuis les années 60 et même avant avec la ségrégation et le racisme très présent, jusqu’à Clinton et Monica.
Quelques longueurs sur Faunia, Lester et ses séquels post-traumatiques, la prof française mal dans sa peau.
Ponctué de souvenirs musicaux dont j’ai fait une playlist

 

.-. Michel Moatti, Tu n’auras pas peur
Difficile d’accrocher après La tache… j’y reviendrais.

.-. Maryam Madjidi Marx et la poupée
Phrases courtes, chapitres courts, à priori ce sera facile à lire… du mal à accrocher…

.-. (en train de lire) Asimov et Silverberg
Contrairement à ce que je pensais il ne s’agit pas de voyage dans le temps mais un sujet que je n’ai jamais rencontré, ramener quelqu’un d’un très lointain passé à l’époque actuelle. Intéressant…

Christian Loverde
https://linkkle.com/Kris33390sig?u=ChristianLoverde

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