Note de lecture, Le voyage à Liverpool

Livre de Jacques Colin (2003) que l’on m’a donné connaissant mes goûts musicaux et ma passion pour les Beatles.
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Le voyage à Liverpool
Résumé

Ma fille venait de rentrer de vacances

– Tu connais les Beatles ? m’avait-elle demandé.

J’avais répondu oui. Clélia déteste les réponses longues.

– Tu les aimes bien ?

– Oui.

– Tu connais Eleanor Rigby ?

J’étais allé chercher deux compilations des Beatles, et les lui avais tendues. Elle les avait passées tout le week-end. Au fil des écoutes, des bouffées de souvenirs se mêlaient à la musique. Quelque chose céda à l’écoute de For No One. Je retrouvai la mélancolie qui m’avait envahi quarante ans auparavant. J’en ressentis une volupté ambiguë. Je décidai d’organiser un voyage à Liverpool pour les dix ans de Clélia et, un lundi de février 2002, nous débarquâmes sur les bords de la Mersey. J’avais cru amener Clélia en voyage, c’était elle qui, désormais, me prenait par la main. Dans les rues de Liverpool, elle m’avait rendu à l’innocente splendeur des années soixante. Je lui racontai mon adolescence au temps du GénéralClélia a dix ans. Elle aime les Beatles. Son père les a aimés.

En chemin, ils croisent les fantômes des Quatre Garçons de Liverpool et d’Anglais remarquables, certains en chapeau melon, d’autres en bottes de cuir. En arpentant les cités de Liverpool le journaliste se rappelle son enfance dans l’Est de la France, à l’ombre des hauts-fourneaux, puis, avec l’adolescence, la découverte du rock’n’roll, la vie en communauté et les nourritures psychédéliques. Il devient road manager d’un groupe pop, découvre le Swinging London. Tombe amoureux de Mary, qu’il rencontre chez Virgin. Et la perd… La balade anglaise est devenue étape initiatiqueLe Voyage à Liverpool, c’est une plongée sensible au cœur des relations entre une fille et son père. C’est aussi la reconstitution, juste et nimbée d’humour, du temps de l’âge tendre et des têtes de bois

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Un extrait qui est la raison qui me fait citer ce livre, à part les Beatles bien sûr:
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« Le sentiment trouble qui m’avait saisi le soir de notre arrivée à Liverpool m’envahit à nouveau. Cette fois, l’illusion que le passé va ressurgir s’estompe, remplacé par la certitude que quelque chose est perdu à jamais. »
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À la différence de l’auteur, je n’ai pas cessé d’écouter les Beatles toutes ces années sauf peut-être quand j’étais étudiant et après quand j’ai découvert Léo Ferré au début de ma carrière en coopération.
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Le livre
Bon début lors de la première arrivée à Liverpool après on tourne un peu en rond, ils repassent par les mêmes endroits, à croire qu’un séjour aurait amplement suffit.
Les autre endroits liés aux Beatles ne sont pas convaincants et la jeunesse de l’auteur assez inintéressante bien qu’assez farfelue. Cet amour de jeunesse, on ne crois pas un instant qu’il va le retrouver.
Livre sur la relation père fille mais aussi sur la nostalgie. Je l’ai lu pendant un séjour à Casablanca et un retour aux sources pour moi et je pourrais détourner la phrase cité plus haut:
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Un sentiment trouble m’a saisi le soir de notre arrivée à Casablanca. L’illusion que le passé va ressurgir s’estompe, remplacé par la certitude que quelque chose est perdu à jamais.

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