Pakistanies, Negro… les Beatles étaient-ils racistes ?

22/07
Les titres(surtout) et l’écoute de ces deux extraits musicaux jamais enregistré pourrait le laisser penser et les partis d’extrême droite ont vite fait de l’utiliser dans leur propagande. En réalité il n’en est rien, en 1965 les susceptibilités étaient moins aiguës que maintenant. L’étiquette des boites de cacao Banania n’ont jamais choqué personne jusqu’à récemment, et c’est avec la vague racialiste qui regarde le passé et le présent sous leur prisme étriqué du point de vue de la race, la religion et la couleur de peau et non de l’universalisme que le problème est créé.

–>Pakistani Get back to where you once belonged<–
Source1. Note trouvée sur RTL.fr publié le 11/01/2021
 »Get Back », titre d’un futur documentaire.
En 2021 sortira un documentaire, signé Peter Jackson, retraçant la création du dernier album du fameux quatuor. Son nom : « Get Back », du nom d’un des plus grands tubes du groupe…
Get Back, écrite par Paul McCartney, était, dans sa première version, une chanson qui se moquait des discours racistes d’Enoch Powell, leader de l’extrême droite britannique, envers les Pakistanais. « Get Back » signifiait « repartez chez vous ». Une chanson engagée dans laquelle le but était de se moquer des personnes qui considéraient que les immigrés volaient le travail des Britanniques, et qu’ils devaient, de ce fait, rentrer chez eux. D’où le titre de la chanson.
Mais, de peur que les paroles ne soient mal interprétées, le groupe a décidé de ne pas prendre de risque, et a remanié les paroles.
https://www.rtl.fr/culture/musique/the-beatles-get-back-la-chanson-de-tous-les-dangers-titre-d-un-futur-documentaire-7800953909

Source2. Extrait de Gala, bon je sais… on ne peut pas dire que gala soit une référence !
Mc Cartney :
“Quand on est gamin, on est parfois raciste sans s’en rendre compte. On trouve juste normal d’employer des mots qu’on n’utiliserait pas aujourd’hui. Et alors que l’on n’y a jamais songé, soudain, quelqu’un nous fait remarquer que nos propos sont du dénigrement. Soudain on réalise que la façon dont on s’exprime peut blesser certaines personnes.”
https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/paul_mccartney_raciste_repenti_366451

Source3. Pakistani Get back to where you once belonged (repart d’où tu viens)

Le site Salon.com consacre un article à la chanson “Get Back”, succès planétaire depuis sa sortie en 1969. Selon le site, il était à l’origine une parodie des discours racistes tels qu’en prononçait souvent Enoch Powell, le leader de l’extrême-droite britannique très virulent depuis les années 1950.
Elle s’en prenait aux “Pakistanais qui volent tous les emplois”. Certains groupes néo-nazis n’ont bien sûr pas saisi toute l’ironie des quatre garçons dans le vent. Paul McCartney s’est d’ailleurs plusieurs fois expliqué sur cette première version, rejetant toujours les accusations de racisme et de xénophobie.

Paroles (simplifiées)

Spoken by song – « Who what that black man? Don’t dig no
Pakistanis, taking all the peoples jobs. »
Get back, get back, get back to where you once belong
Ronan Relimun, was a Puatarican, working in another World.
Want it thrown around, Se patiha mohican, livin’ in the USA.
Get back, get back, get back to where you once belonged
Pretty Ado Lamb, was a pakistani, living in another World,
Want it thrown around, don’t dig no pakistanis, taking All the people jobs.

–>Negro in reserve<–

Source1
Interprétées durant la session du 3 Janvier 1969 : Deuxième journée de tournage du film “Get Back” des Beatles, aux Twickenham Film Studios
https://yellow-sub.net/beatles/vie/la-chronologie/31474-1969-biographie

Source2. Negro in Reserve by The Beatles – *** Mark Arnold, Picks on the Beatles
Unreleased.
Improvisation stupide et comique des Beatles qui leur causerait probablement des ennuis aujourd’hui, même si cela a été fait de manière inoffensive dans la veine de No Pakistanis.

Source3.  »Negro in reserve »
Negro in Reserve (Hole in the Heart) is also a tune attempted only once during the January 3rd 1969 sessions. It was common to call Black people Negroes in the US and UK the early 1970s. Black as a political and social norm was not common everywhere in 1969 but the Beatles were also aware of the changes. Still, they decided to develop this Blues type piece for reasons unrevealed. The song’s lyrics reveal a surreal mix of « snake oil » folklore mojo type writing that allude to Blues greats, Robert Johnson or Willie Dixon but lacking in range or experience (…)
Till then most xenophobics, neo-Nazi’s and closet racists will continue to assume these compositions were in support of segregation and that the Beatles had racist intentions when they composed these unreleased songs.
Context is everything and it is very necessary to understand this LP and its very misinterpreted compositions.

Essai de traduction :
« Negro dans la réserve (trou dans le coeur) est aussi un air chanté une seule fois au cours de la session du 3 Janvier 1969. Il est commun d’appeler les Noirs Negros aux États-Unis et au Royaume-Uni au début des années 1970. Noir comme norme politique et sociale n’a pas été commun partout en 1969, mais les Beatles étaient également conscients des changements. Ils ont néanmoins décidé de développer ce morceau de type Blues pour des raisons non révélées. Robert Johnson ou Willie Dixon mais manquent de portée ou d’expérience (…)
Jusque-là, la plupart des xénophobes, des néo-nazis et des racistes continueront de supposer que ces compositions étaient en faveur de la ségrégation et que les Beatles avaient des intentions racistes lorsqu’ils ont composé ces chansons inédites.
https://www.discogs.com/fr/The-Beatles-White-Power-The-Most-Updated-Unpolitically-Correct-Beatles-Album/release/6896178

–>Eric Clapton<–
En parlant de racisme je ne peut m’empêcher de parler de Eric Clapton
Lors d’un concert à Birmingham en 1976, le guitariste Eric Clapton affiche son soutien à Enoch Powell, un homme politique conservateur connu pour ses prises de position racistes. Suite aux propos de Clapton, un collectif se met rapidement en place afin de combattre le racisme et le Front National:  »Rock Against Racism ». Depuis il est tombé dans le complotisme et se plaint de son isolement.
https://journals.openedition.org/volume/4708

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