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Et les Beatles montèrent au ciel

Et les Beatles montèrent au ciel

Je suis en train de lire le livre et je noterais juste quelques extraits concernant quelqu’un que tout fan se demande s’il doit aimer par respect pour John en faisant abstraction du « lost week-end », qui a duré plus d’un an, ou détester. Vous avez compris, il s’agit de « mother superior » surnom que John donnait à Yoko. Et de quelques autres parasites qui gravitaient autour du groupe.
Bien sûr j’ai noté aussi quelques passages plutôt méconnus et découverts à l’occasion.

.-. En parlant de John.
« Il ressemble de plus en plus à un ermite un peu cra-cra. Depuis que Yoko a coincé son pied dans la porte de sa vie, il a mis les bouchées doubles sur sa consommation de drogues et l’héroïne a fait son entrée en grande pompe. »
Extrait 1

.-. La drogue
« Bien sûr, en Allemagne, en 1960 ou 1961, ils avaient pris des amphéts, mais ce n’est qu’en arrivant aux États-Unis, qu’ils ont fumé leurs premières cigarettes qui font rire. Elles furent distribuées par Bob Dylan (…). Naturellement, ils sont passés à la coke, Lennon surtout. Aussi, quand Yoko, chien japonais dans un jeu de quilles anglaises, s’est élancée dans les Beatles, John était mûr pour le grand saut. »
Extrait 2

.-. Get Back.
« Jojo get back ». Yoko est sûre que Paul dit « Jojo » mais qu’il pense « Yoko ». Retourne d’où tu viens Yoko ! Il peut bien chanter ce qu’il veut. Elle s’en fout. Elle voulait Lennon, elle l’a. »
« Elle est tout pour John et elle le sait. Elle est sa muse, sa persécutrice, sa maîtresse, sa mère, sa sœur. Elle représente plus que tout son groupe d’adolescents attardés. S’il doit un jour choisir, John la choisira, elle en est persuadée. »
Extrait 3

.-. La boite à rien.
Une anecdote que je n’avais jamais lue concerne un personnage roublard, louche, escroc et incompétent, le grec Alex Mardas alias Magic Alex et sa Nothing Box qui ne sert à rien et qui a passionnée John. Alex a été découvert mort le vendredi 13 janvier 2007 à Athenes.
Il a même faillit leur faire acheter une île grecque, mais c’était l’époque de la dictature des colonels et cela ne les a pas emballés.
Son incompétence s’est révélée à la réalisation d’un studio d’enregistrement de 72 pistes qui ne fonctionnait pas:
« Le résultat est yokohonesque. La blague ne survivra pas à cette première session d’enregistrement. On débarrasse le plancher pour ne plus y remettre les pieds. George qualifie ce lamentable épisode de « biggest disaster of all time »
Extrait 4

.-. La nothing box encore
« Préférer la Nothing Box aux inventives et sublimes boîtes à lumières instables d’Horacio Garcia Rossi ; préférer Yoko Ono à…, je ne sais pas moi, à… n’importe qui d’autre, c’est afficher un sens critique défaillant et un goût discutable. Lennon, le Beatle qui se veut artiste et pas seulement songwriter (…).
Extrait 5

.-. Nous sommes plus populaires que le Christ.
Après l’épisode cet phrase m’avait échappée :
Dans « The Ballad Of John And Yoko » en avril 1969, il en remet une couche en chantant le refrain : « Christ, you know it ain’t easy. You know how hard it can be. The way things are going, they’re gonna crucify me – Christ, tu sais que ce n’est pas facile. Tu sais à quel point ça peut être dur. Au train où vont les choses, ils vont finir par me crucifier ! »
Désormais, Jésus et lui se parlent d’Homme à homme et il se fout pas mal des hauts cris de Paul qui le conjure de ne pas chanter ça. »
Extrait 6

.-. À propos de Cynthia:
« Cynthia le petit lapin que la belette Yoko a bouté hors de ses pénates ? Cynthia pour qui l’année 1968 s’est révélée chaotique ?
En février, elle est partie en Inde avec John. Elle y a savouré naïvement sa vie loin des groupies et près de son mari qui chaque matin, en loucedé, filait au bureau de poste récupérer le télégramme quotidien de Yoko. Il y eut ensuite les vacances en Grèce sans John, officiellement empêtré jusqu’au cou dans l’enregistrement de l’Album blanc, officieusement lové dans les bras de Yoko. »
Extrait 7

.-. Philip K. Dick
« On est à l’été 1974. Christopher, le petit garçon de Philip K. Dick est mal fichu depuis plusieurs jours. Le pédiatre l’ausculte, ne détecte rien d’anormal. Ça va passer, lui dit-il. Philip s’inquiète. Tandis que sa femme est avec son fils, il allume la radio, histoire de souffler un moment. « Assis, les yeux fermés, raconte-t-il, je suis en train d’écouter “Strawberry Fields”. Je me lève. J’ouvre les yeux parce que les paroles disent quelque chose comme “Passer sa vie les yeux fermés”. Je regarde la fenêtre. La lumière m’aveugle ; brusquement, j’ai mal à la tête. Mes paupières se referment et je vois une étrange teinte rose, couleur glace à la fraise. Au même instant l’information m’est communiquée. » L’information comme il l’appelle est de taille. Christopher souffrirait d’une malformation, précisément d’une hernie inguinale droite étranglée. La hernie serait descendue dans le sac scrotal mettant en péril le petit garçon. Sa femme, incrédule, se laisse cependant convaincre. Philip K. Dick file aux urgences. Son diagnostic s’avère bon. On opère en urgence. Christopher est sauvé.
En 1980, dans son Exégèse, l’auteur enfoncera le clou en déclarant : « Dieu s’est adressé à moi par le biais d’un air des Beatles »
Extrait 8

.-. Sur One after nine O nine
« … la caméra, elle, ne se pose pas de question et filme cette nouvelle preuve de la complicité qui unit encore ces deux-là malgré les heurts, les yokohonades et les bouffées d’indépendance. »
Extrait 9

.-. Regard vers le futur
À part quelques anecdotes croustillantes que je ne connaissais pas, la description des personnages présents, des digressions religieuses pour justifier le titre du livre, romaines… ne m’a pas passionné. Quelques tournures de phrases sympathiques dans une description pas tout à fait inventée (je n’ai pas vérifié) et très documentée des événements n’en font pas le roman du siècle.
« On se surprend à rêver à des lendemains meilleurs et à des Beatles qui chantent. »
Extrait 10

Prague, photo de Corinne
Prague, Photo de Corinne

.-. C’est fini
Le concert est fini et Les Beatles, c’est fini aussi. Il y aura quelques bons moments avec les carrières solo et McCartney qui aurait voulu que ça dure toujours et qui perpétue la mémoire des Beatles encore aujourd’hui et que j’ai vu en 2015 à Marseille, mémorable.

Les photos, sauf celle de Prague, viennent du web, difficile de faire autrement.

http://bit.ly/ChristianLoverde

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