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Philip K. Dick

J’avais écrit cet article pour une formation sur le traitement de texte ou la création de page web ou les deux avec note de bas de page, liens hypertexte, tableau et tout le tintouin. C’était il y a longtemps… Je ne vais pas me contenter de faire un copier-coller mais le mettre à jour.

Pourquoi maintenant? A l’occasion de la sortie de Blade Runner 2049 que je viens de voir. Excellent film mais qui n’a plus grand chose à voir avec l’univers dickien.

La question sur la personnalité de Deckard (humain ou réplicant) est laissée en suspend. Le film est très précis, trop peut-être. Ce qui enlève le côté énigmatique du premier. Je pencherais plutôt sur un Deckard réplicant mais ne le sachant pas. À la fin quand Deckard  lui dit qu’il a failli se noyer, l’officier K lui répond « vous vous êtes noyé « , un indice!

Philip K.Dick, est un auteur culte de science-fiction. Sa première nouvelle  « L’heure du Wub » (Beyond lies the wub) est publiée en juillet 1952 dans la revue Planet Stories.  Il a été édité en France plus de 44 romans et près de 122 nouvelles. En France l’accueil n’est pas immédiat mais il est vite considéré comme un écrivain de premier plan.

Connu aussi sous les pseudonymes: Richard Phillips, Jack Dowland, Mark Van Dyke, Horselover Fat, PKD.

Il est né est 1928 à Chicago et mort en 1982. C’est l’un des grands écrivains de  Science Fiction de son époque avec Frank Herbert  , Samuel Delany , Arthur C. Clarke .

Blade Runner, Le meilleur film tiré d’un roman de Dick et l’un des meilleurs film de science fiction de tous les temps.

Thèmes Dickiens

Les histoires de Philip K. Dick ont pour thèmes la modification, la manipulation de la réalité, les idéologies du mensonge, les faux-semblants et la vérité cachée derrière les apparences.

Distinctions

Prix Hugo en 1963 pour « Le maître du haut château » qui a mis du temps à être transformé non pas en film mais en une série dont la première saison est d’un excellent niveau, prix John Wood Campbel Memorial en 1975 pour « Le prisme du néant/ coulez mes larmes, dit le policier » qui sera la prochaine adaptation de roman de Philip K. Dick mis en scène.par Victor Kubicek et Derek Anderson. Vérification faite ils ont réalisé une suite de Terminator.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=57405.html

 

Extrait sonore clé repris dans Blade Runner 2049

 

Films adaptés de romans de Philip K. Dick

Liste non hexaustive bien sûr.

Romans et nouvelles Année Titre français Film notes
Second variety 1953 Nouveau modèle Planète Hurlante de Christian Duguay 1995
Impostor 1953 L’imposteur Impostor de Gary Fleder 2001
The Golden man 1954 L’homme doré Next de Lee Tamahori 2007
The Minority report 1956 Rapport minoritaire Minority report de Spielberg 2002
We can remember it for you wholesale 1966 Souvenirs à vendre Total Recall de Paul Verhoeven 1990
Do androïds dream of electric sheep 1968 Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques Blade runner de Ridley Scott 1982
Ubik 1969 Ubik Ubik Le scénario est prêt
A scanner darkly 1977 Substance mort A scanner darkly film d’animation de Richard Linklater 2006

Biographie
Emmanuel Carrère Je suis vivant et vous êtes morts, Seuil – collection Points, 1993. J’ai commencé à le lire mais je dois avouer que j’ai été assez déçu que la biographie soit en grande partie basée sur ses romans et les choses déjà écrites qu’on trouve partout sur le web.

Si vous l’avez manqué, l’excellent documentaire passé sur Arte TV :

Si vous avez le temps un article sur sa venue en France: http://www.quarante-deux.org/archives/klein/prefaces/Romans_1953-1959/

Sources et sites de référence

Anecdote 

Le Nexus One, le premier smartphone de Google rappel aux fans de Dick, les réplicants Nexus-6 du film Blade Runner.

Fidélio, le film, les livres

À la sortie du cinéma le Zoetrope, après avoir fait des recherches approfondies et infructueuses sur les livres du cadeau d’anniversaire, j’ai abandonné. J’avais même mis un message sur la page Facebook du film: https://www.facebook.com/fidelio.lefilm  sans réponse…
Jusqu’à hier, où j’ai découvert la sortie en DVD du film. On le trouve en VOD sur Arte et ailleurs.
http://boutique.arte.tv/f10302-fidelio_odyssee_alice

 

Première image
Fidelio, le film, les livres
Jorge Amado – Le vieux marin
Karsten Lund – Le marin américain
Yukio Mishima – Le marin rejeté par la mer
Katherine Scholes – La femme du marin
Salim Bachi – Amours et aventures de Sindbad le Marin
Edouard Peisson – Hans le marin (trouvé un peu par hasard avec Google images).
Fidelio, le film, les livres

 

Deuxième image
Fidelio, le film, les livres
Fernando Pessoa – Le marin
Victor Hugo – Les travailleurs de la mer
Malcolm Lowry – Ultramarine
Marguerite Duras – Le marin de Gibraltar
Bernard-Marie Koltès – Quai Ouest

 

Troisième image
Fidelio, le film, les livres
Charles Bukowski – Le capitaine est parti déjeuner et les marins se sont emparés du bateau
Herman Melville – Billy Budd, marin
Samuel Taylor Coleridge – Le dit du vieux marin
Jean Claude Izzo – les marins perdus
Eugène Savitzkaya – Marin mon coeur
Maurice Duval – Ni morts, ni vivants : marins ! Pour une ethnologie du huit clos
http://www.persee.fr)

 

Quatrième image
Fidelio, le film, les livres
Michel Ragon – Le marin des sables
La mer ( 4° en partant de la gauche) pourrait bien être de John Bainville:
http://www.telerama.fr/livres/john-banville-la-mer,16251.php )

Connaissant JeanClaude Izzo par sa trilogie Total Kheops, Chourmo et Solea, dans le plus pur style David Goodis et le polar noir, que j’avais adoré, je lirais peut-être Les marins perdus, si je le trouve que j’ai trouvé.

Bien sûr il en manque, je n’ai pas réussi à déchiffrer tous les livres.

La loi du marché

D’habitude je ne suis pas trop fan de ce genre de films, à part quelques Ken Loach vus par le passé. Parce que c’est loin (en Angleterre) que cela semble décrire un monde différent de celui qui nous entoure, qu’on peut se dire « ça ne se passe pas comme ça ici… » peut-être…

 

La loi du marché

 

Si vous n’êtes pas bien dans vos basket et (en plus) au chômage, il vaut mieux rester chez vous et regarder quelques épisodes de « The walking deads » (même si vous n’aimez pas les armes ;-)) ou aller voir Mad Max.

 

Tout y est si bien décrit qu’on croirait presque voir un documentaire. Mise à part que le film est centré sur Vincent Lindon, tellement que les autres personnages sont floues ou inexistants. Personnellement je trouve que le fils handicapé n’aporte pas grand chose au film et risquait de le faire tomber dans le misérabilisme. Heureusement il y a échappé.

 

Je préfère le résumé anglais de IMDB « An unemployed factory worker is trying to make ends in working-class France. » Que celui de Allociné (À 51 ans, après 20 mois de chômage, Thierry commence un nouveau travail qui le met bientôt face à un dilemme moral. Pour garder son emploi, peut-il tout accepter ?) qui pourrait faire croire que Vincent Lindon est très vite (bientôt) confronté à un dilem lorsque la surveillance des clients, tous des voleurs potentiels, se transforme en chasse aux caissières qui volent des points ou des tickets de réductions. Tiré d’un fait réel dont on a beaucoup parlé il n’y a pas très longtemps.

 

Cette phrase de Télérama résonne et résume bien ce film bouleversant:
La Loi du marché est un film sur ces humiliés et ces offensés. Sur un système qui les pousse à s’humilier. Qui s’autorise à les offenser. C’est un film de combat. Une tragédie ordinaire. — Pierre Murat

Je n’ai rien dit sur la prestation de Vincent Lindon, troublante de justesse, on en a assez dit dans les médias.

Pour les données précises, durée, metteur en scène, autres acteurs… voir ailleurs.

La légende du pianiste sur l’océan

La leggenda del pianista sull’oceano est un film italien réalisé par Giuseppe Tornatoreet sorti en 1998.
Il est tiré d’une pièce théâtrale sous forme de monologue, Novecento (c’est-à-dire 1900, publié en 1994), d’Alessandro Baricco. Source wikimachin.

 

La légende du pianiste sur l'océan 1

 

À l’aube du xxe siècle, dans une salle de banquet vide, Danny, l’un des machinistes du paquebot Virginian, découvre un bébé abandonné. Il l’adopte et l’élève comme son propre fils. Ne sachant pas comment l’appeler, il le baptise « 1900 ».

 

1900 grandit sur le paquebot, vit sur le paquebot, ne quitte jamais son paquebot. Huit ans plus tard, Danny meurt à la suite d’un accident. 1900 doit désormais grandir seul. Un soir, en se promenant sur le bateau, il voit un piano. Il s’assied sur le tabouret et joue. Il a un véritable don.

 

Les années passent sans que 1900 ne pose jamais pied à terre. Puis vient Max Tooney qui deviendra son ami. Ils ne se séparent plus.

 

1900 est mondialement réputé comme étant un virtuose, capable de fasciner par sa musique. Il joue pour qui veut l’entendre : en première comme en troisième classe. Des producteurs tentent de l’enregistrer et de le faire partir en tournée dans le monde entier, mais 1900 refuse de quitter son navire. Sa réputation continue de grandir. Jelly Roll Morton, qui se dit être l’inventeur du jazz, le provoque en duel. 1900 gagne.

 

Quand Max arrive au bout de son contrat, il quitte le navire et 1900. Mais quand il apprend, quelques années plus tard, que le Virginian est condamné à être dynamité, Max part à la recherche de son ami pour le sauver… Ce serait cruel de vous raconter la fin!

 

Histoire d’une découverte 
J’ai cherché (et trouvé) ce film en me documentant sur Alessandro Baricco. Je suis un grand collectionneur et après avoir découvert son dernier livre, attiré par le sous-titre:

 

La légende du pianiste sur l'océan 2

 

j’ai cherché ce qu’il avait écrit avant. Il y avait 1900 ou Novecento livre très court

 

La légende du pianiste sur l'océan 3

 

dont Giuseppe Tornatore a fait un très beau film de 2h que l’on ne voit pas passer. Ce n’était pas gagné avec l’agaçant (presque autant que Lucchini) Tim Roth que l’on a vu récemment dans la série Télé « Lie to me ».

La Dolce Vita

La Dolce Vita
Drame réalisé en 1960 par Federico Fellini
Avec Marcello Mastroianni , Anita Ekberg , Anouk Aimée …
Date de sortie : 11 mai 1960

 

La Dolce Vita 1
Résumé
Marcello Rubini, chroniqueur mondain brillant et désabusé, sans cesse à l’affût d’échos indiscrets, revoit la belle Maddalena, une riche héritière désoeuvrée, au cours de l’une de ses sempiternelles tournées nocturnes. Il passe la nuit avec elle dans la chambre d’une prostituée. Guère plus gai, il rentre chez lui pour découvrir que sa compagne, Emma, à bout de nerfs, a essayé de se tuer. Sa lassitude est si grande qu’il ne sait trouver ni les mots, ni les gestes consolateurs. Plus tard, à l’aérodrome de Rome, Marcello assiste à l’arrivée d’une plantureuse vedette, Sylvia Rank, auprès de laquelle il va chercher une nouvelle aventure…

 

Critique de Télérama 26/10/2013
Des jeunes femmes en maillot de bain regardent arriver dans le ciel une statue du Christ, suspendue à un hélicoptère. « C’est Jésus ! » s’écrient-elles, pendant qu’un journaliste embarqué dans l’hélico les reluque. Dès cette scène d’ouverture, un souffle de folie s’engouffre dans La Dolce Vita. Tout se mélange, les bikinis et le sacré, les cafés de la via Venetto et les églises de Rome, les palaces et les lieux sordides. On vole, on roule en décapotable, on va partout avec le journaliste Marcello (joué par Mastroianni), qui court après les scoops. Les médias, les moeurs, tout s’affole, c’est le show permanent, l’amour et l’orgie.

 

Cette fresque, devenue monument de l’histoire du cinéma, fit scandale à sa sortie, tout en récoltant sans attendre une Palme d’or à Cannes, en 1960. Le génie de Fellini, c’est de réussir à saisir l’énergie de l’époque, d’en donner la démesure, mais aussi d’en dire, déjà, l’épuisement. Le mouvement qui conduit sans cesse d’un lieu à l’autre débouche sur l’immobilisme. La frénésie sur le vide. Cette dolce vita pleine d’apparitions magiques (comme celle, fameuse, d’Anita Ekberg dans la fontaine de Trevi) est finalement saturée de fantômes. L’explosion de modernité culmine en mélancolie presque mortifère. Un film de visionnaire lucide, unique en son genre. — Frédéric Strauss

 

Un petit mot
Tout le monde a vu la scène… La fontaine de Trevi, Marcello Mastroiani et la plantureuse Anita Ekberg…

Qui n’a pas fantasmé sur les formes généreuses et, semble-t-il naturelles, de la suedoise!

La fontaine de Trevi

 

Tellement que je pensais avoir vu le film. Et non, finalement, le souvenir que j’en avais c’était cette scène et rien d’autre.
Film remastérisé, image magnifique sur grand écran. Son un peu moins bien, il faut dire que c’est toujours trop fort et c’est dur pour mes oreilles!

 

Je vois trois fils conducteurs dans ce film.

 

Quelques riches oisifs qui passent leur temps à faire la fête et quelques personnes qui gravitent autour et qui profitent de quoi? On ne sait pas trop, Marcello à l’air de vivre de ça, vers la fin où il a abandonné son métier de journaliste pour devenir « relation publique » de ce petit monde.
Finalement, vers la fin, cette vie creuse et sans but devient insupportable à Marcello qui n’en a pas d’autre puisque c’est celle qui lui convient le mieux. Scène finale révélatrice, et le choix(?) d’y rester en passant à côté de la petite devenue jeune blonde.

 

Le refus absolu de l’aliénation du mariage, surtout après le drame de son ami qui tue ses deux enfants et se suicide. Drame (presque annoncé par une confidence sur le mariage lors d’une soirée avec quelques amis intellectuels et artistes.

 

On notera l’omniprésence des paparazzi, plutôt précurseur en 1960!

 

Un petit pic envers la religion, au début avec le Christ transporté par hélicoptère et les filles en bikini sur une terrasse. Un second pic avec la scène des enfants ayant « vus » la vierge et qui visiblement se moquent de tout le monde.

image

Anecdote 
Lors d’une croisière (La Dolce Vita, justement! Costa croisière) passant par Rome (enfin presque… Civitavecchia) j’ai vu cette fontaine. Peut-être que le grand nombre de touristes y est pour quelque chose, mais elle m’a semblé beaucoup plus petite que dans le film. Tellement que je n’ai pas réussi à prendre une photo en entier par manque de recul! Il va falloir que j’y retourne, j’ai un autre appareil photo depuis…

 

image

 

Tout ceux qui ont la scène en tête doivent être déçu lors de leur visite.