Le Roman d’un spahi – Pierre Loti 1881

De son vrai nom Julien Viaud, officier de marine et romancier du voyage (1850-1923), Pierre Loti n’est pas très apprécié par certains qui le traitent de raciste.
Comme je le disais dans un précédent article ils oublient que la littérature est le reflet de l’époque dans laquelle elle a été écrite et non pas de celle dans laquelle elle est lue. Stephan Bern parle de « combats anachroniques » (https://bit.ly/3D8Q9kg).

En approfondissant un peu on se rend compte que le terme de racisme n’est apparu que dans les années 1920-1930 et désignait surtout l’antisémitisme. Les historiens préfèrent utiliser les termes de pensée raciale (racialisme) et de pensée inégalitaire et hiérarchisante.

Le livre est dans le domaine public. On peut le télécharger là directement :
https://bit.ly/3roJvUy

Résumé
Jeune paysan cévenol, Jean Peyral sert au Sénégal dans les spahis. Il est très beau et un peu naïf. La mulâtresse Cora le séduit avant de le tromper cruellement. Il se laisse alors aimer par Fatou, petite Noire de seize ans. Trois ans après, il vit toujours avec Fatou, ce qui fait obstacle à son avancement. Un jour, il est muté à Alger, occasion de rentrer en permission au pays, de revoir ses parents et sa fiancée, Jeanne. Mais un de ses amis le supplie de le laisser partir à sa place. Presque indifférent, Jean accepte. Il prend alors part à une expédition en Guinée, au retour de laquelle il chasse Fatou, voleuse et paresseuse.

La folie du baron Roger à Podor https://bit.ly/3XORIxr

Impressions
Pour qui a vécu en Afrique Occidentale, AOF, comme c’était écrit sur les timbres que mon père collectionnait, la description du climat avec ses périodes fraîches presque froides, la saison des pluies qui font du bien après les chaleurs étouffantes et les odeurs après la pluie, c’est de bons souvenirs qui remontent à la surface.

Spahi Sénégalais https://bit.ly/3O9serv

Jean.
On ne sait pas trop s’il est amoureux de Fatou, « il ne le sait pas lui-même » est répété plusieurs fois. Au bout de trois ans à Saint Louis, on ne sait pas non plus s’il a envie de rentrer. Peut-être croit-il être obligé, il n’en n’a pas réellement envie mais c’est ce qu’il est censé faire, ce qu’on attend de lui.

Fatou.
Le tient-elle à sa merci avec ses amulettes ? Ce n’est pas du tout évident vu sa façon de s’accrocher à lui au moment du départ pour l’Algérie.

Amoureux ?
Fatou et Jean étaient-ils vraiment amoureux ? Jean, un peu bloqué par son devoir de fils et les préjugés de l’époque. Fatou, on ne peut pas penser que c’est pour l’argent vu qu’il n’en a pas tant que ça. Loti ne s’attarde pas sur le sujet, à part sa fin tragique, certainement à cause des préjugés lui aussi.

En cherchant la signification de « Anamalis fobil » (https://bit.ly/46ILTWC) je suis tombé sur le livre « L’amour aux colonies » : https://bit.ly/3JQGtyV

Source image
Pierre Loti en costume arabe dans le salon turc de sa maison à Rochefort-sur-Mer (https://bit.ly/3JPFHSL) pas encore ouverte à la visite lors de mon passage en juin 2023, ouverture prévue début 2025.
https://bit.ly/3DaD5Ls

Christian_Loverde

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cloverde

Prof de physique dans une autre vie. L'informatique, les réseaux sociaux, la cuisine, la photo et les Beatles m'occupent un peu. Webmaster amateur.

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