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Une nouvelle de science fiction: L’heure du Wub

La première nouvelle de Philip K.Dick, auteur culte de science-fiction: « L’heure du Wub » (Beyond lies the wub) publiée en juillet 1952 dans la revue Planet Stories.

« Ils avaient presque terminé le chargement. Les bras croisés, le visage empreint de désespoir, l’Optus attendait dehors. Le commandant Franco descendit la passerelle, sans hâte, un large sourire aux lèvres.
« Qu’est-ce qui ne va pas ? dit-il. Je vous signale qu’on vous paie pour tout ça. »
L’Optus garda le silence. Il se détournait et rassemblait les pans de sa robe lorsque le commandant posa sa botte sur l’ourlet : « Une minute. Ne partez pas si vite. Je n’ai pas fini.
— Ah ? » L’Optus lui fit face avec dignité. « Je m’en retourne au village. » Son regard erra sur les animaux et les oiseaux qu’on embarquait dans le vaisseau spatial par la passerelle. « Il faut que j’organise de nouvelles battues. »
Franco alluma une cigarette. « Pourquoi pas ? Vous pouvez aller dans le veldt recommencer à pister le gibier. Mais quand nous serons à mi-chemin entre Mars et la Terre…»
L’Optus s’éloigna sans un mot. Franco rejoignit son second poste au pied de la passerelle. « Comment ça se passe ? » lui demanda-t-il. Il consulta sa montre. « On a fait une bonne affaire. »
Le second lui décocha un regard aigre. « Et vous expliquez ça comment ?
— Qu’est-ce qui vous prend ? « On en a plus besoin qu’eux.
— À plus tard, mon commandant. » Le second remonta la passerelle en se faufilant entre les longues pattes des oiseaux-trotteurs martiens et disparut à l’intérieur du vaisseau. Franco s’apprêtait à faire de même lorsqu’il vit la chose.
« Mon Dieu ! » Il la contempla l’œil rond, les mains sur les hanches. Le visage écarlate, Peterson venait par le sentier en la menant au bout d’une corde.
« Désolé, mon commandant », dit-il en imprimant une secousse à la longe.
Franco marcha à sa rencontre. « Mais qu’est-ce que c’est que ça ? »
Le wub s’affaissa sur ses pattes et son corps adipeux descendit lentement vers le sol. Il s’asseyait, les yeux mi-clos. Quelques mouches bourdonnaient sur son flanc ; il battit l’air de sa queue.
Enfin la chose se posa. Il y eut un silence.
« C’est un wub, répondit Peterson. Je l’ai acheté cinquante cents à un indigène qui m’a dit que c’était un animal pas ordinaire. Très respecté.
— Ça ? » Franco tâta du pied les chairs molles de la bête. « C’est un cochon ! Un gros cochon malpropre ! »

« — Oui, mon commandant, un cochon. Les indigènes appellent ça un wub.
— Un énorme cochon. Il doit peser ses quatre cents livres. » Franco empoigna une touffe de poils rudes. Le wub émit un son étranglé. Ses petits yeux larmoyants s’ouvrirent ; sa grande bouche se contracta.
Une larme roula sur sa joue et s’écrasa sur le sol.
« Il est peut-être bon à manger, dit Peterson avec une certaine nervosité.
— On le saura bientôt », conclut Franco.

Profondément endormi dans la cale, le wub survécut au décollage. Dès qu’ils se retrouvèrent dans l’espace et que tout fut en ordre, le commandant demanda qu’on le lui amène, histoire de voir à quel genre d’animal on avait affaire.
Le wub geignit, ahanant, en traînant sa lourde masse dans la coursive.
« Avance donc », grinça Jones en tirant sur la corde. Le wub se tortillait, s’écorchait la peau sur les parois de chrome ; enfin il déboucha brusquement dans l’antichambre et s’affala en tas. Les hommes se levèrent d’un bond.
« Seigneur, dit French, mais qu’est-ce que c’est ?
— Un wub, d’après Peterson, dit Jones. Il lui appartient. » Il décocha un coup de pied au wub, qui se leva, flageolant, le souffle court.
« Qu’est-ce qui lui arrive ? » French vint se pencher sur lui. « Il ne va pas être malade, au moins ? »
Tous observèrent le wub, qui roulait des yeux chagrins et les regardait tour à tour.


« Il doit avoir soif », avança Peterson, qui alla chercher de l’eau.
French secoua la tête. « Pas étonnant qu’on ait eu du mal à décoller. J’ai dû refaire tous mes calculs de lest. »
Peterson revint avec de l’eau. Le wub se mit à laper avec reconnaissance, en éclaboussant tout le monde.
Le commandant Franco apparut dans l’embrasure de la porte. « Voyons un peu ça. » Il s’approcha en plissant les yeux d’un air critique. « Tu dis que tu l’as payé cinquante cents ?
— Oui, mon commandant, répondit Peterson. Il mange pratiquement de tout. Je lui ai donné du grain, et il a aimé. Puis des patates, de la pâtée, des restes, du lait… Il a l’air d’adorer manger. Après, il se couche et il dort.
— Je vois. Bon, reste à savoir quel goût il a. C’est la seule chose qui m’importe. Je ne vois pas l’intérêt de l’engraisser davantage. Il m’a déjà l’air assez gras. Où est le cuistot ? Qu’il vienne nous rejoindre. Je veux savoir si…»
Le wub cessa de laper et leva les yeux sur lui. « Écoutez, commandant, déclara-t-il, si on parlait d’autre chose ? »
Silence.
« Qui a dit ça ? demanda Franco. Juste à l’instant ?
— Le wub, mon commandant ! répondit Peterson. Il a parlé. »
Tous les regards se portèrent sur le wub.
« Qu’est-ce qu’il a dit ? Qu’est-ce qu’il a dit ?
— Il nous a suggéré de parler d’autre chose. »
Franco alla tout droit vers le wub et lui tourna autour en l’examinant sur toutes les coutures. Puis il revint se tenir auprès de ses hommes.
« Je me demande s’il n’y a pas un indigène caché dedans, dit-il d’une voix pensive. On devrait peut-être l’ouvrir pour s’en assurer.
— Bonté divine ! s’écria le wub. Tuer, découper…, vous ne savez donc penser à rien d’autre ?  »
« Franco serra les poings. « Sortez de là ! Qui que vous soyez, sortez ! »
Rien ne bougea. Les hommes se serraient les uns contre les autres, le visage inexpressif, les yeux fixés sur le wub. Celui-ci remua la queue et rota.
« Je vous demande pardon, dit-il.
— Je ne crois pas qu’il y ait quelqu’un à l’intérieur », fit Jones à voix basse. Tous s’entre-regardèrent.
Le cuistot entra. « Vous vouliez me voir, commandant ? Qu’est-ce que c’est que ça ?
— Un wub, répondit Franco. Je le destine à la casserole. Voulez-vous bien le mesurer et déterminer si…
— Je crois qu’une petite conversation s’impose, intervint le wub. J’aimerais discuter avec vous, commandant, car je crois que nous sommes en désaccord sur un certain nombre de questions fondamentales. »
Le commandant mit un long moment à répondre. Le wub attendit avec patience et bonhomie en léchant l’eau sur ses bajoues.
« Venez dans mon bureau », dit enfin Franco avant de faire demi-tour et de quitter la pièce. Le wub se leva et le suivit en trottinant. Les hommes le regardèrent sortir, puis l’entendirent gravir les marches. »
«  Je me demande comment tout ça va finir, dit le cuisinier. Bon, moi, je retourne à ma cambuse. Prévenez-moi dès que vous serez fixés.
— Bien sûr, dit Jones. Bien sûr. »
Le wub s’installa dans un angle de la pièce avec un petit soupir d’aise. « Il faut me pardonner, dit-il. Je suis un fanatique des techniques de relaxation. Quand on a ma corpulence…»


Le commandant hocha précipitamment la tête, s’assit à son bureau et joignit les mains. « Bien, dit-il. Allons-y. Vous êtes un wub, exact ? »
L’autre haussa les épaules. « Je suppose, oui. C’est ainsi qu’ils nous appellent… les indigènes, je veux dire. Nous utilisons un autre terme.
— Et vous parlez anglais ? Vous avez déjà été en contact avec des Terriens ?
— Non.
— Comment faites-vous, dans ce cas ?
— Pour parler anglais ? Je parle anglais, là ? Je n’ai pas conscience de parler une langue plutôt qu’une autre. J’ai sondé votre esprit…
— Vraiment ?
— J’en ai étudié le contenu, et tout spécialement l’entrepôt sémantique, comme j’aime à l’appeler…
« — Je vois, coupa le commandant. De la télépathie. Bien sûr.
— Nous sommes une race très ancienne. Très vieille et très pesante. Nous avons beaucoup de mal à nous déplacer. Vous vous doutez bien qu’une espèce aussi lente et massive se retrouve vite à la merci d’autres formes de vie plus agiles. Impossible de nous fier à nos défenses physiques. Nous ne pouvions pas gagner. Trop lourds pour courir, trop mous pour combattre, trop gentils pour chasser…
— Comment survivez-vous ?
— Nous nous nourrissons de plantes. De légumes. Nous mangeons presque de tout. Nous sommes tolérants, éclectiques. Vivre et laisser vivre, c’est ainsi que nous avons survécu. » Le wub contempla le commandant. « Et c’est pour cela que j’ai élevé d’aussi virulentes objections à vos projets de cuisson. Je voyais l’image que vous aviez en tête : j’étais en grande partie au congélateur, avec un peu de moi dans la marmite, un bout pour le chat…
— Alors comme ça vous lisez dans les esprits ? Comme c’est intéressant ! Quoi d’autre ? Je veux dire, vous savez faire autre chose du même genre ?
— Quelques bricoles », répondit le wub d’un air absent en promenant son regard sur la pièce. « C’est un bien bel appartement que vous avez là, commandant. Et vous y maintenez une propreté exemplaire. Je respecte les formes de vie ordonnées. Certains oiseaux martiens sont très soigneux. Ils jettent leurs saletés hors du nid et font place nette pour…
— Certes, acquiesça le commandant. Mais pour en revenir à notre problème…
— Volontiers. Vous envisagiez l’éventualité de faire de moi votre dîner. Mon goût, me suis-je laissé dire, est savoureux. La chair est un peu grasse, mais tendre. Cela dit, comment votre peuple et le mien pourront-ils espérer établir des relations durables si vous adoptez une attitude aussi barbare ? Me manger ? Vous feriez mieux de discuter avec moi ; causons philosophie, art… »

« Le commandant se leva. « Philosophie, hein ? Il vous intéressera peut-être d’apprendre que nous aurons toutes les peines du monde à trouver de quoi nous mettre sous la dent au cours du mois qui vient, à cause d’un gaspillage regrettable qui…
— Je sais. » Le wub opina. « Mais ne serait-ce pas plus en accord avec vos principes démocratiques si nous tirions tous à la courte-paille, ou quelque chose dans ce genre ? Après tout, la démocratie sert à protéger les minorités de telles transgressions. Voyons, si chacun de nous votait…»
Le commandant se dirigea vers la porte.
« Allez-vous faire voir », dit-il. Il ouvrit la porte. Ouvrit la bouche.
Et demeura figé, bouche bée, les yeux écarquillés, les doigts crispés sur la poignée.
Le wub le regarda, puis finit par quitter la pièce en trottinant. Il contourna le commandant et, plongé dans une profonde méditation, s’engagea dans la coursive.
Le calme régnait dans la pièce. « Vous voyez donc, disait le wub, que nous possédons un mythe commun. Votre esprit renferme de nombreux symboles mythiques qui me sont familiers. Ishtar, L’Odyssée…»
Peterson contemplait le sol en silence. Il changea de position sur son siège. « Continuez, dit-il. Continuez, je vous prie.
— Je vois dans votre Odyssée une figure commune aux mythologies de toutes les espèces conscientes. Selon mon interprétation, Ulysse part à l’aventure en individu conscient. Nous avons là l’idée de séparation, séparation d’avec la « famille et la patrie. De processus d’individuation.
— Mais Ulysse retrouve son foyer. » Par le hublot bâbord, Peterson contempla les étoiles, les étoiles innombrables qui brillaient ardemment dans l’univers vide. « Il finit par rentrer chez lui – telle est la destinée de toute créature. La séparation n’est qu’une étape, un bref voyage de l’âme. Elle a un début et une fin. L’aventurier regagne sa terre et rejoint les siens…»


La porte s’ouvrit. Le wub s’interrompit et sa grosse tête pivota.
Le commandant Franco fit son entrée dans la pièce, suivi des membres d’équipage qui hésitèrent sur le seuil.
« Tout va bien ? demanda French.
— Pour qui, pour moi ? répliqua Peterson, surpris. Pourquoi ça ? »
Franco abaissa son revolver. « Viens par ici, dit-il. Lève-toi et viens ici. »
Un silence.
« Allez-y, dit le wub. Cela n’a pas d’importance. »
Peterson se leva. « Mais pourquoi ? »

« — C’est un ordre. »
Peterson se dirigea vers la porte. French lui prit le bras.
« Qu’est-ce qui se passe ? » Peterson se dégagea. « Qu’est-ce qui vous prend ? »
Le commandant Franco s’approcha du wub, qui l’observait depuis l’angle de la paroi contre laquelle il s’appuyait.
« Il est intéressant de constater à quel point l’idée de me manger vous obsède, dit le wub. Je me demande bien pourquoi.
— Debout, dit Franco.
— Si vous y tenez. » Le wub se mit sur ses pattes en grognant. « Soyez patient. Ce n’est pas facile, pour moi. » Enfin il fut debout, le souffle court ; sa langue pendante lui donnait l’air idiot.
« Abattez-le tout de suite, lança French. »

« — Pour l’amour de Dieu ! » s’exclama Peterson. Jones se tourna vers lui, gris de frayeur.
« Tu ne l’as pas vu, toi – figé sur place, la bouche grande ouverte ; on aurait dit une statue. Si nous n’étions pas descendus, il y serait encore.
— Qui ça ? Le commandant ? » Peterson les dévisagea à tour de rôle. « Mais il ne risque plus rien, maintenant.  »

« Ils reportèrent leur regard sur le wub, qui se tenait au milieu de la pièce ; son énorme poitrine se soulevait et retombait alternativement.
« Allez, dit Franco, ôtez-vous de là. »
Les hommes reculèrent vers la porte.
« Vous êtes terrorisé, n’est-ce pas ? dit le wub. Vous ai-je fait quoi que ce soit ? Je suis opposé à l’idée même de blesser quiconque. Je n’ai rien fait d’autre qu’essayer de me protéger. Vous vous attendiez donc à ce que je coure au-devant de ma propre mort ? Je suis une créature sensée comme vous-mêmes. J’étais curieux de visiter votre vaisseau, d’apprendre à vous connaître. J’ai donc suggéré aux indigènes…»
Le revolver tressaillit.
« Vous voyez, dit Franco. Je m’y attendais.  »

« Le wub se coucha, haletant. Il étendit ses pattes et enroula sa queue autour de son corps. « Il fait très chaud, ici, dit-il. Je crois comprendre que nous sommes tout près des réacteurs. L’énergie atomique. Elle vous a permis d’accomplir des merveilles – sur le plan technique, car apparemment votre hiérarchie scientifique n’est pas en mesure de résoudre les problèmes éthiques que…»
Franco se retourna vers les hommes qui, massés derrière lui, écoutaient sans rien dire, les yeux écarquillés. « Je m’en charge. Vous pouvez vous contenter de regarder. »
French hocha la tête. « Visez le cerveau, qui n’est pas bon à manger. Ne touchez pas à la poitrine. Si la cage thoracique éclate, il faudra trier les esquilles.
— Écoutez, intervint Peterson en s’humectant les lèvres. Qu’a-t-il fait ? Qu’a-t-il fait de mal ? Je vous le demande. Et de toute façon, il est toujours à moi. Vous n’avez pas le droit de l’abattre ; il ne vous appartient pas. »
Franco leva son revolver. »

«  Je m’en vais, dit Jones, le visage blême, l’air malade. Je ne veux pas voir ça.
— Moi non plus », dit French. Ils sortirent les uns après les autres dans un concert de murmures.
Peterson s’attarda sur le seuil. « Il me parlait des mythes, dit-il. Il ne ferait pas de mal à une mouche. »
Il sortit.
Franco s’avança vers le wub, qui leva lentement les yeux sur lui et déglutit. « C’est insensé, fit-il. Je suis navré que vous y teniez tant. Il y a une parabole, »
« citée par votre Sauveur…» Il s’interrompit et contempla le revolver. « Pouvez-vous me tuer en me regardant dans les yeux ? demanda-t-il. Le pouvez-vous vraiment ? »
Le commandant lui rendit son regard. « Et comment. Chez moi, à la ferme, on avait des porcs, de sales bestioles à moitié sauvages. Alors vous pensez…» Les yeux rivés aux prunelles humides et luisantes du wub, il appuya sur la détente.

La viande était excellente.
L’air sinistre, ils étaient tous assis autour de la table ; quelques-uns s’avéraient incapables d’avaler la moindre bouchée. Seul le commandant Franco semblait apprécier le repas. « Vous en reprendrez bien ? lança-t-il à la ronde. Non ? Avec un peu de vin, peut-être.
— Pas pour moi, répondit French. Je crois que je vais retourner à la salle des cartes.
— Moi aussi. » Jones repoussa sa chaise et se leva. « À plus tard. »
Le commandant les suivit des yeux. D’autres convives s’excusèrent.
« À votre avis, quel est donc le problème ? » s’enquit le commandant. Il se tourna vers Peterson, qui regardait fixement son assiette, les pommes de terre, les petits pois et l’épaisse tranche de viande tiède et tendre qu’elle contenait.
Peterson ouvrit la bouche, mais aucun son n’en sortit.
Le commandant lui posa la main sur l’épaule. « Ce n’est plus que de la matière organique, à présent, dit-il. Le souffle vital n’y est plus. » Il se remit à déguster, sauçant son assiette avec un morceau de pain. « Pour ma part, j’adore manger. C’est une des activités les plus agréables auxquelles puissent se livrer les créatures vivantes. Manger, se reposer, méditer, converser. »
Peterson acquiesça. Deux autres hommes se levèrent et quittèrent la pièce. Le commandant but une gorgée d’eau, puis soupira.
« Ma foi, reprit-il, je dois avouer que ce fut un délicieux repas. Tout ce qu’on m’avait dit sur la viande de wub se trouve confirmé. Particulièrement savoureuse. Jusqu’ici, je n’avais jamais eu l’occasion d’y goûter. »
Il se tamponna les lèvres avec sa serviette, puis se laissa aller contre le dossier de sa chaise. Peterson fixait sur la table un regard dégoûté.
Le commandant l’observa avec la plus vive attention, puis se pencha vers lui. « Allons, allons, dit-il. Reprenez-vous ! Causons un peu. » Un sourire. « Comme « je le disais avant d’être interrompu, le rôle de L’Odyssée dans l’histoire des mythes…»
Peterson se redressa brusquement, l’œil rond.
« Pour prolonger mon raisonnement, dit le commandant, je dirais qu’Ulysse, tel que je le perçois… »

Extrait de : Dick, Philip K. « Nouvelles – Tome 1 / 1947-1953. » Denoël – Lunes d’encre, 2013-12-01T22:04:27+00:00. iBooks.
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