Anthem, Ayn Rand 1938

Je ne partage pas les idées de Rand pourtant, comme le dit Xavier de La Porte (voir plus bas), certaines peuvent être acceptées par tout le monde, car de bon sens.
Il fallait donc lire au moins un livre de cette philosophe controversée.
D’abord son portrait trouvé sur Wikipédia et Télérama en l’édulcorant un peu pour le rendre plus acceptable.
J’ai commencé par le premier livre que j’ai trouvé et pas par le plus lu, ça tombe bien il est assez court.

Wikipedia
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Ayn_Rand

Ayn Rand est considérée comme la théoricienne d’un capitalisme individualiste et prônant les valeurs de la raison, du mérite et de l’« égoïsme rationnel », son concept central.
Figure de l’anti-communisme radical, Ayn Rand prône également l’indépendance et le « laissez-faire » face à toute forme de collectivisme ou de religion établis.
Elle ne prône pas une société sans État. Elle propose un système alternatif où l’État est limité à une activité judiciaire, via le monopole du contrôle des contrats entre citoyens. L’État doit « protéger l’individu de la violence physique, protéger son droit à la vie, à la liberté, à la propriété et à la poursuite de son propre bonheur ».

Ayn Rand condamnait l’engagement américain dans les guerres, considérant que la seule justification de la guerre doit être le principe de légitime défense de soi-même, et non des autres.
Rand s’opposait à toute politique d’intervention et d’ingérence, mais au seul nom de la souveraineté des États respectueux du droit : pour elle, les États « tyranniques » n’avaient aucun droit.

Ayn Rand, vue par Xavier de La Porte
https://bit.ly/3DymXDN

Ayn Rand a beau choquer, elle ne peut pas laisser un homme de gauche indifférent, elle crée un trouble. Ma famille politique est très libérale du point de vue des mœurs, et par certains aspects, cette théoricienne anti-conservatrice l’est aussi. (…) Elle est fondamentalement antiraciste, et hyper athée. Tout en étant capitaliste et anti-socialiste, elle partage donc des idées défendues par la gauche ! C’est perturbant.
Je trouve que cette penseuse dit aussi quelque chose de la période qu’on vit en France. Macron, bien-sûr, n’est pas randien, mais Ayn Rand, à sa manière, n’est ni de gauche, ni de droite. Les Français la connaissent plus qu’il y a dix ans ; je ne sais pas s’il faut s’en inquiéter. En tout cas, on est dans un moment de recomposition où on ne comprend plus grand-chose au politique. Je trouve intéressant de lire des gens extrêmes comme elle dans ce type de moment.

Anthem, 1938
Publié en français sous le titre Anthem : Hymne, traduit par Catherine Bonneville, Paris, éditions, Rive Droite, 2006.

Résumé
Il a vécu dans les âges sombres du futur. Dans un monde sans amour, il a osé aimer la femme de son choix. À une époque qui avait perdu toute trace de science et de civilisation, il eut le courage de chercher et de trouver la connaissance. Mais ce n’étaient pas les crimes pour lesquels il serait chassé. Il était marqué pour la mort parce qu’il avait commis le péché impardonnable : il s’était démarqué du troupeau humain stupide. C’était un homme seul. Le conte classique d’Ayn Rand sur un futur âge sombre du grand « Nous » – un monde qui prive les individus de nom, d’indépendance et de valeurs.

Impressions
Sous la forme d’un roman de science-fiction elle s’attaque au collectivisme, à l’état omnipotent qui préfère des sujets obéissant et qui ne se pose pas de questions. Le tout avec de grosses ficelles, caricatural, ce qui enlève un petit peu de crédibilité au récit.
L’utilisation du nous et du pluriel est un peu perturbante mais on s’y habitue.

L’histoire d’un monde post-apocalyptique, dirigé par une caste désirant maintenir l’homme dans l’ignorance pour éviter que les causes de la catastrophe réapparaissent, à été traitée dans plusieurs romans. Je pense notamment à « Un quantique pour Leibowitz ». Bien sûr les auteurs ont toujours une arrière pensée politique ou religieuse mais ils ne se servent pas de leur histoire pour exposer une théorie. C’est ça qui gâche un peu tout et qui rend ce roman plutôt décevant.

Extrait 1 qui montre que cette histoire n’est qu’un prétexte pour exposer ses théories.
« Et si cela devait faciliter le travail des hommes, dirent Similitude 5-0306, ce serait alors une grande malédiction, car les hommes n’ont d’autre raison d’exister que de travailler pour autrui. >>

Extrait 2 encore de la théorie
« Quelle sagesse, si même les imbéciles peuvent me donner des ordres? Quelle liberté, si toutes les créatures, même les incapables et les impuissants, sont mes maîtres? Quelle vie, si je ne fais que m’incliner, approuver et obéir? »

Extrait 3 prémices de La Vertu d’égoïsme, livre de 1964
« De nombreux mots me furent accordés, quelques-uns sont sages et d’autres sont trompeurs, mais trois seulement sont sacrés : « Je le veux ! » »

bit.ly/Christian_Loverde

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cloverde

Prof de physique dans une autre vie. L'informatique, les réseaux sociaux, la cuisine, la photo et les Beatles m'occupent un peu. Webmaster amateur.

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